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CRAZYPROF

Abécédaire du mardi D comme...

5 Août 2014, 15:29pm

Publié par crazyprof

Abécédaire du mardi D comme...

Démesure.

Si j'avais voulu faire grimper les statistiques, j'aurais fait D comme désir, mais je trouve que notre monde est souvent celui de la démesure : démesure de la population d’une planète qui risque fort de finir à bout de souffle, démesure des bâtiments, des centres commerciaux et de la consommation, des périphériques des grandes métropoles, démesure de la vitesse, démesure de l’information etc.

L’homme se sent-il si petit qu’il a besoin d’imaginer l’immensité ? Pourquoi ce besoin qui semble primaire du toujours plus ?

Peut-être parce que plus nous sommes nombreux plus nous nous fondons dans une masse et plus nous désirons « sortir du lot » ? Peut-être par vanité, orgueil ou jalousie ?

Toujours est-il que plus grand, plus gros, plus vite ne veut pas dire mieux. Une voiture remplit-elle mieux sa fonction parce qu’elle est capable d’aller à 300 km/h au lieu de 200 ? Une télévision fonctionne-t-elle mieux parce qu’elle à un écran 101cm? Un gratte-ciel est il plus beau parce qu’il a 1 étage de plus que son voisin ? Pour moi non.

Le moteur du progrès a toujours été la curiosité, le besoin de trouver des réponses à un problème, non pas ce désir de gigantisme, de vitesse, de « super size »…

Il me semble qu’en voulant trop et trop grand on désire mal et je trouve que cette démesure s’accompagne souvent de jalousie, de besoin de satisfaction immédiate et de refus de la frustration et de l’effort…

Alors plutôt qu’une tour encore plus grande, ne ferait-on pas mieux de voir à améliorer et réhabiliter ce qui existe déjà ? Plutôt que de vouloir à tout prix nous connaître dans la minute la dernière information sur la dernière célébrité, ne ferions-nous pas mieux de réclamer un peu de fond, de réflexion ?

Se poser, regarder, réfléchir. Améliorer plutôt que de détruire et faire plus grand même lorsque plus grand n’est pas nécessaire. Faire de la recherche sur des maladies qui tuent même peu de gens et non pas sur ce qui fera le plus grand profit, éduquer, informer, créer et non pas juger au profit publicitaire une œuvre artistique, est-ce que nous n’y gagnerions pas en qualité de vie au final ? Et cette démesure ne cacherait-elle pas que la seule chose qui compte aujourd’hui c’est souvent le profit, le gain final, l’argent ?

Je ne dois pas être faite pour aujourd’hui, ici et maintenant parce que je pense que ce qui compte vraiment est gratuit : la famille, les vrais amis, le véritable amour…

Je me sens vraiment parfois dinosaure, décalée et bisounours…

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