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CRAZYPROF

Un jeune homme prometteur, Gautier Battistella Cette semaine c'est rentrée littéraire!

15 Septembre 2014, 10:54am

Publié par crazyprof

Présentation de l'éditeur

« J’ai découvert l’existence du mal un samedi matin. Je m’en souviens, il n’y avait pas école. »

Tout commence à Labat, petit village des Pyrénées. Orphelin rêveur et blessé par un premier amour déçu, le narrateur quitte son frère et leur enfance buissonnière pour monter à l’assaut de la capitale. Que cherche ce Rastignac en herbe démangé par la vocation romanesque ? Une mère inconnue, la liberté, une revanche, la gloire peut-être. Mais au lieu du noble parnasse littéraire dont il avait rêvé, il découvre un univers de faux-semblants : celui des grands imposteurs du monde des lettres. Bien décidé à s’en débarrasser, le voici embarqué dans une quête dangereuse qui l’entraînera au-delà de lui-même, au bout du monde et au bord de la folie.

Un premier roman d’une ambition peu commune, tour à tour émouvant, sarcastique et cruel, porté par une écriture dont le souffle évoque les grandes fresques initiatiques.

Le pitch :

Le narrateur, orphelin, est en quête d’identité, de réponses sur son passé pour se construire un avenir.

Plusieurs personnes vont intervenir, l’y aider ou pas : Mémé, la vieille dame qui le recueille à Labat avec son frère Jeff ; Madame Petrovna, la voisine qui va l’intéresser à la littérature ; Marie, son première amour et surtout le père de celle-ci, le docteur Blandin. Ceux-là seront les piliers de son enfance puis, pour certains, de sa vie d’adulte avec d’autres qu’il rencontrera ensuite comme Elisa Starck, Klaus Muren ou Philippe Grêle.

Le livre est divisé en deux grandes parties : celle sur l’enfance puis ensuite l’âge adulte, la découverte de Paris et du milieu littéraire à laquelle se trouvera mêlée la recherche de ses origines après. Cette quête initiatique entre littérature et folie le conduira jusqu’à Hong Kong avent de le faire revenir au point de départ qui est aussi un point d’ancrage.

Ce que j’en dis :

Ce livre est très spécial, dans la veine des grands romans américains sur la quête identitaire ou alors de certains romans de Zola comme la Terre ou Germinal. Mais, parce qu’il y a un mais, le lecteur quitte Zola pour une ambiance à la Brett Easton Ellis ou à la William S. Burroughs. L’histoire bascule et devient un peu digne d’une téléréalité qui pourrait s’appeler « pourquoi je suis devenu tueur en série » et ou la fiction rejoint la réalité et se confond avec la folie comme dans Hunter S. Thompson. Le style de l’auteur est aussi abrasif que celui de Burroughs ou Thompson, son univers aussi twisted » c'est-à-dire déformé par rapport au réel.

Alors c’est un livre dont j’ai beaucoup aimé la première partie et dont la seconde m’a laissée profondément indifférente sauf lorsqu’il s’agit de la relation de l’auteur avec Elisa Starck et des deux derniers chapitres. Je trouve que, quitte à partir dans la folie, l’auteur aurait dû y aller carrément et non faire dans la demi-mesure. Ses descriptions du petit milieu littéraire germanopratin me laisse froide et j’ai presque failli sauter des pages voir même laisser tomber ma lecture. J’ai tenu par curiosité (je voulais savoir ce qu’il était advenu du père du narrateur) et je me demandais où l’auteur voulait m’emmener. La fin m’a prise par surprise, ce qui est une bonne chose, du moins sur certains points… donc lecture mitigée mais que je ne regrette pas à cause de la première partie et de la toute fin. Il est également à noter que j’aime le style incisif et précis de l’auteur mais cela ne fait pas tout. Par contre, je pense que je testerai son deuxième roman parce que celui-ci est malgré tout pleins de promesses et mon manque d’adhésion à la seconde partie n’est peut-être qu’une affaire de goût.

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