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CRAZYPROF

Les Lueurs de l'aube 2

25 Octobre 2014, 11:47am

Publié par crazyprof

Bonjour, je vous remets le début mais j'ai commencé de vous écrire la suite...

Maya attendait que la lueur blafarde des réverbères cesse d’éclairer son salon vide. Elle craignait ce matin qui s’annonçait. Le réveil, tyran journalier, ne sonnerait pas: il était coupé, elle ne s’endormirait plus.

Le jour d’hiver blême, dont la lumière glauque venue du jardin d’en face commençait enfin à poindre, atteignait doucement les grandes fenêtres de cet appartement Haussmannien et dévoilait lentement les débris du désastre. Sur la table basse face au canapé, gisait, intact, le repas de fête de la veille au soir. La bouteille de champagne, qui n’avait pas été ouverte, nageait maintenant dans les glaçons fondus dans le seau d’argent.

Elle, allongée, toujours endimanchée dans sa robe de soirée, espérait encore que le jour qui commençait réparerait cette triste nuit d’attente. Pour la millième fois, elle vérifia son portable…toujours aucun message. Elle n’avait pourtant que peu d’espoir et, sur son visage, les traces noires de rimmel qui lui faisaient des yeux de raton laveur signaient sa défaite.

Elle se traîna vers la chambre, se changea et enfila rapidement un vieux jogging et le vieux pull troué qu’il avait oublié un jour. Elle débarrassa tout aussi vite la table basse, se fit un café. Heureusement qu’en perspective de leur escapade en amoureux elle avait pris sa journée… Pas besoin de faire semblant, de sourire et de faire comme ci. Pas besoin de le croiser dans les couloirs et de jouer la normalité. Elle verrait comme faire face le lundi.

Son téléphone émis enfin un bip. Un texto : « Pardonne-moi, je n’ai pas pu, je suis un lâche, je suis désolé, oublies-moi.»

Deux ans d’amour caché, elle aurait du savoir que jamais il ne quitterait sa femme.

Elle laissa couler ses larmes puis s’assoupit de fatigue un moment. Le vendredi s’étira puis le samedi paressa. Le dimanche, plus en colère qu’au fond du trou après avoir pleuré tout son saoul, elle se rendit compte que jamais elle ne pourrait affronter son regard au travail le lendemain. Elle risquait de retomber dans le piège de ses yeux verts et ça, si elle voulait garder sa dignité, jamais !

Alors elle prit son ordinateur et écrivit un mail. Elle attendit la réponse fébrilement puis, lorsque qu'elle l’eût reçue, un mot « viens », elle rédigea sa lettre de démission qu’elle joignit à un second mail : « Veuillez trouver ci-joint ma lettre de démission effective ce lundi. Compte tenu de circonstances personnelles que vous connaissez je vous demande de bien vouloir considérer que mon préavis sera non effectué mais payé. Cordialement »

Elle commença à faire ses bagages puis et réserva son billet pour le lendemain...

Elle monta dans un taxi vers 7h00 le lendemain et se retrouva assez rapidement assise dans la salle d’embarquement à l’aéroport. Ses bagages en soute, elle se sentait légère d’avoir laissé son appartement, ses pleurs et ses soucis derrière elle ! Elle se rendit compte que l’essentiel de sa vie tenait dans son sac besace et dans ses deux grosses valises…Triste constat pour 29 ans ¾ de vie. Elle envoya un message à ses parents pour les prévenir de son départ, leur disant qu’elle les appellerait dans 2,3 jours pour leur expliquer. Elle alla acheter de la lecture au kiosque de la salle d’embarquement pour lui tenir compagnie pendant les quelques heures de vol. Escale à Londres et puis…

Quelques heures plus tard, elle récupérait ses deux valises à l’aéroport de P. Elle franchît ensuite la gentille douane américaine à laquelle elle fur scrutée dans les tous les sens après que le département de l’agriculture ait bien vérifié qu’elle ne transportait aucun camemberts ou saucissons illicites. Elle sourit au douanier bougon qui tournait et retournait sa carte verte gagnée un an avant à la loterie avant de la lui rendre et agrippa fermement son chariot à bagages et traversa la double porte en verre avec dans la tête cette chanson de Daho « le premier jour du reste de ta vie ». Elle vit de loin son amie June et ses deux jumeaux qui étaient venus la chercher.

-« Nathan et Ethan attendaient leur marraine avec impatience et moi j’espère que tu as pris la bonne décision. »

Le lendemain, Maya se rendit au bureau de la maman de June qui était chasseur de tête. Elle avait dès son premier mail transmis son CV en anglais et elle ressortit avec 3 pistes de poste dont une qui l’intéressait plus particulièrement en tant que lectrice et « dénicheuse » de manuscrits à faire traduire pour une jeune maison d’édition.

Lorsqu’elle arriva au rendez-vous dans l’après-midi, elle attendit quelques minutes à l’accueil puis l’homme qu’elle devait voir arriva pour l’emmener dans son bureau. Et là, lorsqu’il se retourna elle eut un choc : les mêmes yeux verts que ceux de celui qu’elle venait de quitter la dévisageaient. La ressemblance était si frappante qu’elle eut du mal à se lever et à ne pas trembler sur ses escarpins de femme d’affaire. Complètement déstabilisée, elle le suivit dans son bureau telle une automate…

Alors, vous la voulez encore la suite???? Je précise que là il s'agit d la suite que moi j'avais imaginé. Je vous mettrais plus tard les suites que les autres participants à l'atelier d'écriture ont suggéré.

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Olivier R. 25/10/2014 20:17

La - suite ! La - suite ! La - suite ! :-)
Prends ton héroïne en main et fais lui reprendre du poil de la bête, qu'elle s'amuse un peu et foute la honte à son ex, qu'il prenne bien la mesure du trésor qu'il a bêtement laissé filer.

crazyprof 25/10/2014 20:40

Oh elle va reprendre du poil de la bête pas de soucis... j'hésite juste entre deux ou trois possibilités... Mais t'inquiètes pas tu vas l'avoir la suite!
Biz V.

Angélique 25/10/2014 14:46

Bien sûr que je veux la suite!!!! ;-) Et vite, vite, vite!!!! Eh, ne me dis pas que c'est le frère ou pire le père de l'autre "lâche" aux yeux verts???? ;-)

crazyprof 25/10/2014 15:25

Pas tout à fait Angélique, pas tout à fait... Et merci de m'encourager comme ça! biz V.