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CRAZYPROF

Les lueurs de l'aube

9 Octobre 2014, 12:57pm

Publié par crazyprof

Ce texte est le résultat de mon atelier d'écriture de dimanche. La consigne était d'écrire en dix minutes un texte avec le plus de mots que les autres participants nous avaient imposés. J'avais pour mot: réverbère, tyran, lumière, attendre, éclair, château, gâteau, salon, hiver, parfumer, odeur, jardin et matin. J'ai un peu retravaillé le texte et il est aussi plus long. J'ai utilisé presque tous les mots, je pense qu'il en manque 5 seulement.

Maya attendait que la lueur blafarde des réverbères cesse d’éclairer son salon vide. Elle craignait ce matin qui s’annonçait. Le réveil, tyran journalier, ne sonnerait pas: il était coupé, elle ne s’endormirait plus.

Le jour d’hiver blême, dont la lumière glauque venue du jardin d’en face commençait enfin à poindre, atteignait doucement les grandes fenêtres de cet appartement Haussmannien et dévoilait lentement les débris du désastre. Sur la table basse face au canapé, gisait, intact, le repas de fête de la veille au soir. La bouteille de champagne, qui n’avait pas été ouverte, nageait maintenant dans les glaçons fondus dans le seau d’argent.

Elle, allongée, toujours endimanchée dans sa robe de soirée, espérait encore que le jour qui commençait réparerait cette triste nuit d’attente. Pour la millième fois, elle vérifia son portable…toujours aucun message. Elle n’avait pourtant que peu d’espoir et, sur son visage, les traces noires de rimmel qui lui faisaient des yeux de raton laveur signaient sa défaite.

Elle se traîna vers la chambre, se changea et enfila rapidement un vieux jogging et le vieux pull troué qu’il avait oublié un jour. Elle débarrassa tout aussi vite la table basse, se fit un café. Heureusement qu’en perspective de leur escapade en amoureux elle avait pris sa journée… Pas besoin de faire semblant, de sourire et de faire comme ci. Pas besoin de le croiser dans les couloirs et de jouer la normalité. Elle verrait comme faire face le lundi.

Son téléphone émis enfin un bip. Un texto : « Pardonne-moi, je n’ai pas pu, je suis un lâche, je suis désolé, oublies-moi.»

Deux ans d’amour caché, elle aurait du savoir que jamais il ne quitterait sa femme.

Elle laissa couler ses larmes puis s’assoupit de fatigue un moment. Le vendredi s’étira puis le samedi paressa. Le dimanche, plus en colère qu’au fond du trou après avoir pleuré tout son saoul, elle se rendit compte que jamais elle ne pourrait affronter son regard au travail le lendemain. Elle risquait de retomber dans le piège de ses yeux verts et ça, si elle voulait garder sa dignité, jamais !

Alors elle prit son ordinateur et écrivit un mail. Elle attendit la réponse fébrilement puis, lorsque qu'elle l’eût reçue, un mot « viens », elle rédigea sa lettre de démission qu’elle joignit à un second mail : « Veuillez trouver ci-joint ma lettre de démission effective ce lundi. Compte tenu de circonstances personnelles que vous connaissez je vous demande de bien vouloir considérer que mon préavis sera non effectué mais payé. Cordialement »

Elle commença à faire ses bagages puis et réserva son billet pour le lendemain...

Qu'en dîtes-vous? et voulez-vous la suite?

Commenter cet article

crazyprof 11/10/2014 16:23

Oui, c'est prévu! et même plusieurs suites différentes peut être! Biz V.

Angélique 11/10/2014 14:38

Bien sûr que je veux la suite!!! J'adore les histoires à épisodes! ;-)

crazyprof 09/10/2014 21:55

Je vais vous faire ça! biz V.

Olivier R. 09/10/2014 18:43

J'aime. Je veux la suite !