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CRAZYPROF

Ce soir, Lilith - Philippe Pratx C'est mercredi on lit

12 Novembre 2014, 07:31am

Publié par crazyprof

Ce soir, Lilith - Philippe Pratx C'est mercredi on lit

La quatrième de couverture :

23 novembre 1924. Lilith Hevesi, star hollywoodienne du cinéma muet, est retrouvée morte dans le château où elle s’est retirée au fin fond de la campagne hongroise. Quarante ans plus tard, alors que le narrateur, ancien ami, amant, mentor de l’actrice aux multiples visages, tente de dépoussiérer son passé, ses recherches sont perturbées par une femme qui éveille rapidement ses

soupçons...

De faux airs de roman noir sous lesquels se dessine un portrait fantasmé, une autopsie poétique... Lilith est un fantôme qui arpente les différentes strates du temps dans des mondes aux frontières incertaines dont on ne cesse de gratter la pellicule inflammable.

Femme-enfant ou femme fatale, animal ou magicienne, elle coule de chaque mot sans qu’on puisse jamais la saisir. Sous le masque de l’enquête, les fragments – extraits de journal intime, de scénarios ou de coupures de presse – se heurtent sans jamais s’emboîter parfaitement, et finissent par s’assembler dans une tortueuse peinture expressionniste.

Ce que j’en dis :

J’ai eu du mal à rentrer dans cet ouvrage parce qu’au départ je n’avais pas compris que nous n’étions pas dans un roman mais dans un puzzle littéraire qui tient à la fois du récit factuel et biographique mais aussi du polar mais surtout du poème en prose. Pour moi, il ne faut pas avoir d’à priori et se laisser porter par la langue riche, foisonnante et truculente de l’auteur. Le lecteur doit simplement se laisser enchanter par la petite musique bien particulière de l’auteur. Nous sentons bien que l’écrivain est ensorcelé par son personnage, par la femme dont il nous dresse le portrait par touches successives. Je ne sais pas à qui l’auteur a pensé en imaginant cette Eve/Lilith mais il rend là un bel hommage à la femme en général avec en filigrane l’éternelle question : « maman ou putain » ? Tout en essayant de trouver un juste milieu et de raconter un parcours particulier, il utilise des formes très différentes : la lettre, l’interview, l’extrait de scénario, la description de film et nous crée tel un puzzle une sacrée bonne femme qui finit par ressembler à un portrait de Picasso période cubiste.

J’ai aimé, bien que la forme étrange puisse sembler déroutante et que j’ai eu du mal au départ. C’est une lecture exigeante qui ne conviendra pas à tous mais qui m’a convenue à moi.

Je remercie l’auteur de m’avoir envoyé son œuvre sous format numérique, cela a été une jolie découverte.

Je tiens à préciser une nouvelle fois que lorsque je reçois un livre gratuitement, je le signale toujours comme je viens de le faire ici et que si ma chronique ne doit pas être positive, je ne la publie pas, je choisis le silence simplement par respect pour un cadeau qu’on a eu la gentillesse de me faire. Ceci est seulement la deuxième chronique pour laquelle l’auteur m’a offert son œuvre. J’avais choisi de ne pas chroniquer l'autre livre qui m’avait été offert.

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