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CRAZYPROF

Dilemne

12 Septembre 2009, 07:03am

Publié par crazyprof

J’arrivais donc le jeudi soir pour la soirée d’anniversaire qui devait avoir lieu le samedi. Léa m’attendait avec impatience, elle voulait connaitre mon opinion sur Pierre que je n’avais encore jamais rencontré, me faire découvrir son petit groupe d’amis et les lieux qu’elle aimait. Ils avaient développé un système très efficace pour suivre seulement certains cours et pouvoir passer du temps ensemble à refaire le monde ou à faire autre chose. Pierre était passionné de musique, comme Léa, et Ninon s’était mise à partager cette passion. Ma sœur m’expliqua que depuis plus d’un an qu’elle les connaissait,  Pierre et Ninon avaient changés, surtout Ninon qui n’avait plus rien de la petite fille un peu coincée et surprotégée à bien des égards qui avait débarqué à la fac. Une information m’inquiéta : Ninon était plus jeune que je ne pensais, presque cinq ans de différence avec moi et cela me fit un choc, je me dis que je ne pouvais pas faire ça… mes scrupules moraux augmentaient.

Mon dilemme n’avait clairement aucune bonne solution… je décidais de profiter de mon weekend  et de voir ce qui allait se passer. Après tout, je savais ce que j’avais ressenti moi, mais elle ?

Léa me fournit un élément de réponse qui me troubla encore plus mais résolvait aussi une des questions qui m’assaillaient. Elle me dit que Ninon lui avait un peu parlé de moi, l’air de ne pas y toucher et que, compte tenu de sa douceur et sa compassion, elle lui avait confié pas mal de chose à mon sujet, mon amour des hommes, des anecdotes de notre folle jeunesse commune lorsque je la trainais en boite avec moi et, de manière déguisée, ma séropositivité. Ninon n’avait pas relevé cette dernière information, soit par discrétion, soit parce qu’elle n’était pas certaine d’avoir compris l’allusion. Elle avait simplement regretté mon intérêt pour les garçons en  se fendant d’un «  dis-donc, c’est dommage parce qu’il est assez mignon ton frangin. » Disons que sans le savoir, ma chère petite sœur m’avait un peu débroussaillé le terrain, enfin façon de dire…Tout en dinant avec elle ce jeudi soir, j’étais malgré tout ailleurs… avec elle qui se trouvait de nouveau à quelques petites rues de moi… Léa, au moment où  nous allions nous endormir, finit par me dire doucement :

« Dis, je crois que quelque chose te tracasse… »

« Oui, mais je n’ai pas forcément envie d’en parler. »

Elle se mit à trembler doucement et à retenir ses larmes. Immédiatement  je compris que je devais la rassurer :
« ça n’a rien à voir avec ma santé, t’inquiètes. »

« Alors, que se passe-t-il ? »

« ben, il ya quelqu’un que je n’arrive pas à me sortir de la tête … et je me pose plein de questions… »

Ce demi-aveu me fit un bien fou. Ce que je ressentais m’étouffait et cela serait peut-être une bonne idée de se confier à quelqu’un. Je me demandais quand même de quelle manière aborder le sujet.

« Alors, accouches ! » s’énerva Léa devant mon silence.

« Je ne sais pas, tu sais, c’est bien ça le plus troublant,  je ne sais pas quoi faire. »

« Ah non !, les plans foireux, tu as déjà donné, s’il te plaît, évites ! »

« Je sais, je sais… mais je n’arrive pas à me comprendre moi-même. »

 « Mais c’est qui ce mec et qu’est-ce qu’il t’a fait pour que tu réagisses comme ça, même avec ton premier, je ne t’ai jamais vu comme ça… »

Un silence incrédule envahit l’atmosphère…

« Non, ne me dis pas que j’avais raison!»

« Comment ça raison ? »

« J’ai dit à Pierre l’autre jour que si ça n’avait pas été toi, j’aurais cru que tu regardais Ninon comme si tu voulais la dévorer toute crue quand elle ne te regardait pas. »

J’avais toujours pensé que ma petite sœur me connaissait mieux que personne mais là , elle avait une vraie boule de cristal… où alors je cachais vraiment mal les choses… Heureusement qu’il faisait nuit et qu’elle ne pouvait pas voir mon visage. Le silence s’installa…

« Merde » murmura  finalement Léa… « Tu n’en feras jamais d’autre mais là, tu te surpasses, et puis c’est une fille bien Adrien, tu ne peux pas faire ça ! »

« Ça quoi ? » rétorquais-je  « J’ai pris un coup sur la tête, voilà ce qui se passe ! »

« Oui mais c’est une femme ! et puis même si tu ressens des choses pour elle, pense à tout ce que ça implique… »

« Je n’arrête pas d’y penser, je suis complètement paumé ! »,

Notre conversation s’arrêta là. Le lendemain matin vers huit heures le téléphone sonna.

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Léa 12/09/2009 18:11

Ahhhhhhhhhh quel suspens, c'est terrible...je veux la suite...

C'est prenant ton histoire, tu racontes du vrai ou tu écris ?!

crazyprof 12/09/2009 22:32


Pour ajouter au suspens, je ne répondrai pas toute suite. Et si oui, je serais quel personnage? Biz V. Tu auras la suite demain et lundi... 


Mam'Julie 12/09/2009 13:14

La suite !! La suite !!!
Je suis suspendue à cette histoire et à ces tortures intérieures que provoque le fait de tomber amoureux.

crazyprof 12/09/2009 17:27


La suite demain et après demain... après, ça sera quand j'aurai le temps de continuer à écrire donc peut -être pas avant le weekend suivant...
Merci pour les encouragements, c'est pas toujours simple de se lancer dans quelquechose d'aussi perstonnel que l'écriture. pas facile non plus de prendre un point de vue masculin...