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CRAZYPROF

Finally yours

22 Septembre 2009, 05:15am

Publié par crazyprof

Je n’attendis pas très longtemps, le téléphone sonna vers dix heures ce soir-là :

« Bonsoir, c’est Ninon, je n’appelle pas trop tard ? »

« Tant que c’est toi, tu aurais même pu téléphoner plus tard, je ne t’en aurais pas voulu. » Ma gorge était serrée par l’émotion et ma voix était rauque.

« J’avais envie et besoin de t’entendre tu sais. Et j’espère que tu n’en veux pas à ta sœur, c’est moi qui l’ai bombardée de question. »

« J’aurais préféré tout te dire de moi-même mais je n’y arrivais pas. J’espère que toi tu ne m’en veux pas… »

« Tu sais, je peux comprendre que certaines choses soient difficiles à dire mais n’essaye jamais plus de me protéger. Et tu sais, j’ai également des choses à t’avouer. »

« ce weekend je n’ai rien osé te dire mais je veux vivre quelque chose avec toi mais c’est toi qui choisit, je sais que ça ne sera pas facile. Je veux t’aimer, pas te faire mal et je n’ai jamais ressenti ça , surtout pour une femme. Prends ton temps pour te décider. »

« Je n’ai pas à choisir, je ne peux pas dire non, même si j’ai peur. Je ne peux pas ne pas penser à toi. »

« De quoi as-tu peur ? »

« Pas d’être contaminée, se protéger est relativement simple mais j’ai peur de te décevoir. »

Elle pensait ne pas être assez bien pour moi, pas assez jolie, pas assez femme, elle était intimement persuadée de trop manquer d’expérience pour ne pas m’ennuyer.

Des mots brûlants et rassurants se bousculèrent et je lui fis comprendre l’étendue de mes sentiments et de mon désir pour elle.

Chacun notre combiné téléphonique à la main, nous discutâmes dans le noir pendant un bon moment.

Je finis par lui demander :  « Au fait, ce weekend, tu as quelque chose de prévu ? »

« Non, rien de spécial. »

« Veux-tu venir me voir et passer deux ou trois jours avec moi ? »

« Oui, même quatre si tu veux de moi, je suis libre du jeudi soir au lundi soir. »

Je poussais un cri de joie. Elle me dit doucement : « Je crois que c’est oui alors ! Je regarde les horaires et je te rappelle demain. »

Le jeudi soir, je l’attendais sur le quai de la gare, tout ému. Quand elle descendit du train et qu’elle me vit, elle s’arrêta, me contempla. Je me rapprochais et la pris dans mes bras comme si je ne voulais pas la lâcher.

Je ne rentrerai pas ici dans notre intimité mais sachez chers lecteurs que malgré nos sentiments de plus en plus forts et de plus en plus avoués, elle ne fut pas facile, par peur, manque d’expérience et excès de d’amour. J’avouerai cependant que la découverte des pleins et des déliés du corps féminin fut une joie, un enchantement et que, quand nos corps se furent apprivoisés, la passion était bien  au rendez-vous. Au risque de rougir, moi qui ne suis plus qu’un corps céleste, j’ajouterai que, par la suite, nous ne pûmes ni l’un ni l’autre regarder Le Grand Bleu sans que les souvenirs nous assaillent.

Et vous, avez-vous un livre, un film ou une chanson qui vous rappelle des souvenirs? Ce film a marqué ma génération, et pour la votre?

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Charlotte 22/09/2009 23:05


Un corps céleste... Voilà des mots qui font mal, même s'ils sont très beaux.
Et pour les fims-culte, nous en avons plein, mais presque à chaque fois que nous nous revoyons, nous pleurons devant "My name is Hallam Foe"
Bonne nuit madameV!


crazyprof 22/09/2009 23:15


Merci Charlotte!
Je ne connais pas ce film mais il va falloir que je vois ça.
Bonne nuit Charlotte.
V.