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CRAZYPROF

Bonheurs

27 Septembre 2009, 05:16am

Publié par crazyprof

Nos deux corps se reconnurent pourtant. Et une fois les premières peurs passées de part et d’autre, une sorte de sérénité et d’évidence nous envahit.

Des questions restaient en suspend mais nous étions bien, tout simplement…Le second weekend que je passais chez elle, un évènement insolite se produisit. Il était à peine sept heures et demie le samedi matin quand le téléphone sonna, nous tirant du sommeil. Comme l’appareil se trouvait de mon côté du lit, Ninon me dit de décrocher…

« Allo oui bonjour. »

Je sentis une hésitation au téléphone…et une voix d’homme demanda :

« Je suis bien chez Ninon ? »

« Oui, je vous la passe, qui dois-je annoncer ? »

« Son papa… » Lui transmettant le combiné, je dis bien haut :

« Puce, ton papa ! » 

L’heure matinale et ma voix ensommeillée rendaient clair que j’avais passé la nuit là…Ninon m’expliqua ensuite que j’avais du faire un choc à son père parce qu’à dix-neuf ans, il ne se rendait pas encore bien compte qu’elle avait muri…et que je lui avait donc sans le vouloir fournit la preuve de quelque chose qu’il aurait voulu ignorer, à savoir la vie sexuelle de sa fille. Je ne regrettais cependant pas ces circonstances parce que j’aspirais à de la clarté entre nous. J’avais mis mes parents au courant et je souhaitais que ceux de Ninon le soient aussi. Mes parents avaient étaient plus que surpris et restaient très dubitatifs devant notre relation parce qu’ils avaient connu certains des hommes qui étaient passés dans ma vie ainsi que mes diverses errances parisiennes…Ils ne comprenaient pas bien ce qui se passait.

Après une journée au bord d’un lac avec Pierre, Matthieu et Léa, le temps de la discussion finit par venir…

Je lui posais déjà les deux questions qui me taraudaient. Elle attendit quelques minutes en silence avant de me dire que oui, j’avais raison, elle était vierge et qu’elle allait m’expliquer pourquoi elle n’était pas bien le jour où nous avions été seuls pour la première fois. Elle me dit qu’elle n’avait que très peu d’espoir d’avoir un jour des enfants et que le traitement qui lui était imposé actuellement lui provoquait de sérieuses douleurs. D’où son irritation quand Léa avait supposé des galipettes entre nous cet après-midi là, alors qu’elle savait que c’était impossible.

Je ne savais que dire face au cadeau qu’elle m’avait fait… et je fondais d’amour et de tendresse. Je ne pus que la prendre dans mes bras et la serrer très fort. Ninon dans mes bras, à voix basse, je lui avouais mes errances, le défilé d’hommes, l’alcool etc. Je ne la lâchais pas  et lui dit au final :

« Tu sais, tu peux tout arrêter si tu veux. »

Elle répondit en commençant à me caresser…

Ces quelques semaines furent belles, magiques, presque hors du temps. Jusqu’à cette semaine en bord de mer.

 

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Charlotte 27/09/2009 22:20


Ce que j'aime par-dessus tout dans ce récit, c'est la délicatesse vraiment poignante de son narrateur. Corps célestes maintenant? Beaucoup de belles âmes partent trop tôt. J'ai les larmes aux
yeux...


crazyprof 27/09/2009 22:37


Merci Charlotte, j'essaie de mettre ses mots dans sa bouche et de traduire ses pensées. pas simple mais doux et réparateur finalement...
Belle nuit à toi V.